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2009-08-18T15:53:00+02:00

A mon Zephyr adoré

Publié par chocophile

Mon Zephyr,
il y a trois jours à peine, en cet été caniculaire, tu nous as quitté pour aller rejoindre les anges. Si tu savais combien j’ai mal, mes larmes ne tarissent pas, et je sais que lorsque mes mots noirciront cette page, elles couleront à flots…

C’est un départ soudain, inattendu, brutal, et je souffre tellement de n’avoir pas pu t’épargner la souffrance que tu as subie avant de partir. Je me suis senti tellement impuissante, j’ai souffert avec toi jusqu’à ton dernier souffle.

Cruelle vie, cette chaleur a du favoriser un phénomène d’insuffisance cardiaque provoquant un épanchement pleural sévère, responsable de tes grandes difficultés à trouver ton souffle. Nous avons cru calmer un coup de chaleur en te rafraichissant la veille au soir, mais le lendemain matin le sort nous a tous rattrapé, je m’en veux de ne pas t’avoir emmené plus tôt aux urgences, j’ai mal de penser que tu as peut-être souffert cette nuit là aussi sans que je le sache, sans que je sois là pour t’aider, te soulager. Bien sûr, la vétérinaire nous a bien dit que nous n’y pouvions rien, que ça n’aurait rien changé, de même que si elle avait réussi à te maintenir lorsque n’arrivant pas à te soulager cette pression qu’exerçait le liquide autour de tes poumons tu as fini par faire un arrêt cardiaque, tu aurais continué d’être en souffrance, ton petit cœur ayant manifestement développé une faiblesse qui aurait nécessité un traitement et laissé une épée de Damoclès sur nos têtes. Lorsque tu as fait cet arrêt, j’étais juste dans la pièce d’à côté, j’ai été obligée d’aller m’assoir avec mon gros bidon pour ne pas tomber dans les pommes, je ne pouvais être celle qui te tenait sur la table pour assister la véto c’est donc ton maître adoré qui t’entourait de notre bienveillance malgré son aversion pour les aiguilles. La véto te massait le cœur et il m’a appelé pour savoir quoi répondre à la question tant redoutée : que fait-on ? A ce moment précis où ton cœur lâchait, je faisais presque un malaise dans la pièce tout près de toi, j’étais à deux doigts de vomir et de tomber dans les pommes… J’ai senti que ma crainte se confirmait… J’ai oublié que je tenais à peine debout et j’ai accouru et dit sans hésiter que je ne voulais pas que tu continues de souffrir. Mon homme est parti désinfecter son doigt ensanglanté par un sursaut de vie qui t’a fait croquer violemment ce que tu as trouvé sur le chemin de tes crocs. Et je suis restée près de toi, avant même que la véto ne présente son aiguille létale au bord de ta peau, j’ai assisté à ton tout dernier souffle, tu es parti naturellement. Et après tant de souffrance, tu as semblé t’apaiser, douce illusion pour nous permettre de penser que tu es parti en paix. Nous étions là pour toi, nous sommes restés un moment avec toi, avons caressé une dernière fois la douceur de ton pelage. J’aurai voulu te serrer très fort dans mes bras pour que tu sentes tout l’amour que je te porte, j’espère que durant ces années que nous avons passées ensemble tu as su combien on t’aimait.

 

Nous sommes rentrés seuls, avons remis ta caisse à sa place, laissé tout ce qui t’appartient en place. Tu nous manques terriblement, nous te sentons dans le lit, entendons tes ronronnements, mon homme continue de changer ton eau le matin près de ta gamelle de croquettes toujours remplie, nous croyons te voir dans le cadre de la porte de la cuisine nous observant comme chaque soir, étalé de tout ton long au milieu du salon dans le noir quand nous passons pour aller aux toilettes, je te cherche dans ta cage, regarde sur le canapé si tu dors paisiblement, ta petite couverture sur le canapé porte tes petites traces de pattes et je les regarde en me disant que tu viens juste de marcher dessus pour aller te mettre dans un autre lieu de prédilection comme ce dernier que tu t’étais choisi au creux de la commode de bébé que nous attendons… Il n’y a pas de doute, tu es toujours avec nous…

J’ai mis une photo de toi près de moi sur ma table de nuit, je m’efforce de faire en sorte que tous les merveilleux souvenirs que nous avons vécu tous les trois, tout le bonheur que tu nous a apporté depuis ce jour de mon anniversaire en 2001 où mon homme m’a rapporté cette petite boule de poil tellement adorable que tu étais à l’époque, il ne m’a pas fallu plus d’un millième de seconde pour être conquise par toi, prennent le dessus sur la souffrance de ton départ dans de telles conditions, il faudra du temps pour que je trouve la paix…J’espère que dans la nouvelle de tes neufs vies de chat tu es en paix et que tu veilles sur nous…


 


















Je te caresse tendrement… Tu nous manques terriblement…  

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commentaires

Fef 14/09/2011 22:51


Wouaou... Je suis en train de lire tout ton blog Nanou... Les recettes me donnent vraiment l'eau à la bouche... Mais là, je viens de pleurer comme une madeleine... Je vois la date de 2009 et je ne
savais pas zéphirou au ciel... Ton discours m'a fait courrir dans les pates de Kayzouni pour allez lui faire un gros calinou...


chocophile 15/09/2011 16:23



ça t'en fait de la lecture! Tu as raison, câline le bien profites!!!



Luxie 23/08/2009 23:01

Ma Nanou j'ai mal pour vous 2! je t'assure que ton Zephyr a eu une belle vie auprès de vous!
Ce soir je suis retombée sur des photos et j'ai eu très mal au coeur, on s'attache vite à un Zephyrou!
Je te promets que ça ira de mieux en mieux et que je suis là pour te soutenir, même de loin
gros bisoux on t'aime fort !
M'ame Luxie

brigitte 20/08/2009 18:05

Il a eu tant d'amour et tant d'attentions de votre part. Il a été un chat heureux à n'en pas douter. Il ne faut pas s'en vouloir du tout. Ce sentiment qu'on aurait pu, qu'on aurait dû, est normal. C'est toujours injuste. Comme ca l'a pu être pour notre jolie et douce Capucine, pour Casper, pour Belle et même pour cette "chose" comme on appelait Lisa qui a réussi à faire en sorte que je m'y attache. Et je n'oublierai pas de sitôt aucun d'entre eux, je n'oublie pas Neige. Plume, Préboist, Voyou,Charlie. Bien du monde, bien des boules de poil.

Tout l'amour donné a été de l'amour rendu. Il viendra bien un jour une autre boule de poil, un toutou peut-être pour vous demander toute votre attention, faire des bêtises mais vous aimer.

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