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2012-07-13T23:45:00+02:00

Mais arrête bon sang!! Ou quand les nerfs prennent le dessus...

Publié par chocophile

Une de mes obsessions en tant que maman… Ne pas mal faire et ne pas faire de mal !


Il y a des situations où l’on se retrouve, malgré tout l’amour que l’on a pour nos bébés petits et grands, dans un état d’énervement tel qu’une fois la pression retombée, nous n’arrivons même pas à croire à notre emportement…


Et là, bonjour la culpabilité! Je n’aurai pas du m’énerver comme ça, je n’aurai pas du crier contre lui, je n’aurai pas du laisser échapper ces paroles voire pire ces gestes malheureux…


Parce que le plus souvent, lorsque la pression retombe, on se rend compte que notre énervement n’est pas tant dirigé contre le comportement de notre petit bout, que provoqué par des facteurs totalement indépendant de lui : fatigue, problème au boulot, conflit de couple, poids du quotidien, difficultés et soucis en tout genre, frustration, inquiétude etc… Il suffit parfois d’un petit trop plein pour que le moindre comportement soit épinglé et source d’une réaction amplifiée et totalement dénuée de sang froid, une réaction inappropriée à la situation et au final absolument contre- productive !


Dans ces moments là, nous avons recours dans les cris à des méthodes plus que discutables telle que la menace, la punition et souvent des mots durs. Et ça, pour tout avouer, ça me fait terriblement peur. Parce que franchement, cela me paraît n’être ni plus ni moins qu’une agression où les parents qui n’arrivent pas à comprendre pourquoi un tel comportement qu’ils jugent inadapté, qui ne respecte pas leur désir conscient ou inconscient d’enfant discipliné, obéissant et sage en toute circonstance… Et qui immanquablement pour se faire obéir, respecter ou que sais-je encore utilise la force, crier, menacer pour montrer que nous sommes le pouvoir et qu’ils sont ceux qui doivent obéissance…


Ce n’est plus de l’éducation c’est du dressage, l’image est un peu forte, mais je ne peux pas m’empêcher d’y voir de la violence ! Si petit soit-il, il doit obéir !


On nie ses émotions, son ressenti, le fait que son regard sur les choses n’est pas le notre, on ne cherche pas à comprendre pourquoi, on s’énerve et on engueule…


Si je me mets 5 minutes à leur place, je ne mets pas longtemps à ressentir… de la peur et de l’incompréhension! En tant qu’adulte nous ne supporterions pas ça une seule seconde…

 

Bien sûr il faut jouer notre rôle éducatif, poser des limites, apprendre ce qui est bien ce qui est mal c’est important pour eux, pour leur vie future, mais sans prôner ce que certains pourront appeler du laxisme et le règne de l’enfant roi, j’ai l’impression que parfois nous voulons trop d’eux et pas au bon moment, que nous leur prêtons des intentions qui ne sont pas du tout les leurs, parce que nous réagissons avec nos yeux d’adultes !


Il le fait exprès c’est sûr, il doit arrêter ses bêtises, arrêter ses caprices…


En quelques exemples de concept le plus souvent inadapté pour des touts petits, son cerveau est-il même capable de faire exprès ? Ce que l’adulte considère comme une bêtise n’est-elle pas pour bébé qu’une exploration du monde qui l’entoure ? Le caprice…


Ah le caprice, le mot est lâché et au bord de nombreuses lèvres… Et moi il me fait bondir !


Le caprice on en entend parler très vite, sans exagération dès la naissance, ainsi certains pourront s’entendre dire que surtout surtout il ne faut pas garder bébé contre soi, le prendre dans les bras dès qu’il pleure, surtout pas le faire dormir dans la même pièce que soi ou pire avec soi, parce qu’il va prendre de mauvaises habitudes et faire des caprices !


A peine né, bébé serait donc un être capable de faire des caprices pour imposer sa propre volonté en vous faisant plier ? Et après ça ne s’arrête jamais, le moindre « écart » de bébé et il est épinglé capricieux ! Et gare aux parents qui y cèderaient, car eux deviennent alors des parents permissifs, laxistes, qui vont se faire manger tout crus !


Je suis allée voir dans le bouquin d’Isabelle Filliozat Il n’y a pas de parent parfait, ce qu’elle disait des caprices.

 

 

« Quand le parent ne sait pas décoder ce qui se passe, il peut en déduire que l’enfant n’a aucune raison de se comporter ainsi. Il conclut un peu facilement : « c’est un caprice ». Ce qui est à la fois une dévalorisation de l’enfant et du problème. »


Dans la définition selon le Petit Robert, on perçoit bien dans ce mot l’aspect inconstant, non raisonné, non raisonnable et le côté futile. Dans la tête du parent,  l’exigence n’est pas liée à un besoin mais à un désir superficiel. C’est une lubie. Sa colère n’est pas justifiée »


« C’est un caprice, est une simplification commode pour les parents : ils peuvent régler le problème par un ordre, une menace ou une punition. Mais cela ne calmera le jeu qu’un temps, ayant pour inconvénient majeur de ne pas résoudre le problème. Ce que les parents nomment caprice étant en réalité l’expression  d’un besoin, d’un vécu émotionnel, le problème resurgira tôt ou tard »


« Il n’est pas toujours facile de comprendre ce qui se passe pour un enfant. Mais gardons-nous de conclure hâtivement au caprice. Quand le parent ne saisit pas les motivations des comportements de ses enfants, il y réagit de manière forcément inappropriée, déclenchant chez eux de nouvelles émotions qui désarçonnent. L’autorité, la punition, le jugement tentent le parent, qui reprend ainsi le contrôle de la situation, mais bien sûr aggravent le problème et l’éloignent de plus en plus de ses enfants. »

 

Voilà bien une des complexités de la parentalité, l’enfant est submergé par des émotions qu’il accueille et gère comme il peut, exprime à sa manière… Et nous parents, sommes parfois dépassé par notre incompréhension du comment du pourquoi et de fil en aiguille nous voilà nous-mêmes ni plus ni moins dépassés par nos propres émotions face à la situation. Les nerfs prennent le pas sur la raison pire si les regards des autres pèsent sur nous, ces autres bien-pensants qui ne manqueront pas de se dire que nous sommes de biens mauvais parents à nous laisser déborder par de si petits êtres !

 

 Ce que j’aimerai trouver la recette pour ne pas être ce parent parfois débordé d’émotions négatives, qui ne gère plus et laisse à regret une colère incroyable faire sauter la soupape, une colère qui n’est absolument pas dirigée contre ma toute petite qui malgré tout va le ressentir comme ça, mais bien contre moi même de la ressentir et de ne pouvoir la retenir… et surtout cette grande culpabilité de lui « faire du mal » dans ces moments là !

 

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commentaires

brigitte 18/07/2012 22:00

bien malin qui saurait dire comment faire ? Je crois seulement que l'amour porté à nos enfants est plus important que les erreurs qu'on peut faire, et qu'on interprète à notre façon. On doit savoir
s'excuser en quelque sorte, avec les mots appropriés quand on a le sentiment d'avoir été injuste. Savoir expliquer pourquoi, très sincèrement. De nous, nos enfants n'attendent pas la perfection,
seulement beaucoup d'amour et de présence. Et tant que nos colères injustifiées nous font mal et nous donnent des regrets, c'est que nous sommes capables d'aimer.

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