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2012-07-21T11:24:00+02:00

Murmures à un bébé qui vient de naître - Vendredis Intellos

Publié par chocophile

 

Un bébé qui vient de naître, c'est un grand bouleversement pour ceux qui l'attendaient.

Anne-Laure Fournier le Ray dans son livre intitulé Murmures à un bébé qui vient de naître, pose des mots sur ces instants précieux qui jalonnent notre entrée dans la parentalité lorsque l'on a l'immense bonheur de pouvoir les vivre.

Le livre est ainsi composé de sortes de poèmes accompagnés de citations et de délicieuses photos illustrants ces moments d'émotions intenses... y compris à la fin, ceux où nous parents aimants devont ouvrir nos bras pour laisser s'envoler les amours de notre vie.

 

 

 

Deux

« Ceux qui se joignent au cours des nuits, qui s’enlacent dans une volupté berceuse, accomplissent une œuvre grave. […] Ils appellent l’avenir. » Rainer Maria Rilke

 

Nous étions deux.

Nous nous aimions.

Bien ou mal.

Un bref instant ou le temps d’une vie.

Peut-être avons-nous décidé de faire un enfant.

Nous étions naïfs, nous nous croyons puissants.

Mais toi, bien au-delà de nos désirs et de nos soupirs, tu allais venir à ton heure, en ton temps.

 

Invisible

« Tous les enfants, vous le savez, sont des comètes venues nous rendre hommage au nom d’un autre azur, d’une autre vérité, d’une autre fable. » Alain Bosquet

 

Et un jour, avant même que nous le sachions, tu étais là, minuscule graine, enfouie dans le secret.

Plus petite qu’une poussière d’étoile, plus fragile qu’un flocon de neige, mais si volontaire, bien décidée à venir voir de quoi il en retourne, de ce côté-là de la vie.

 

L’attente

« Moi j’ai toujours l’amour cousu dans mes entrailles. » Robert Garnier

Comme nous t’avons guetté, petit furet !

Moi, qui t’ai porté dans mon ventre, j’ai senti ta première roulade, bouleversante.

Et je n’ai plus cessé de t’écouter danser.

Et moi, qui t’ai porté dans mes yeux, j’ai vu les courbes tendres que tu as dessinées sur le corps de ta mère.

Et je n’ai plus cessé de chercher à te deviner.

 

 

Jaillissement

« Toi, tu m’as fait surgir du ventre de ma mère et tu m’as mis en sécurité sur sa poitrine » Psaume 22, 10

 

Soudain ce fut la rencontre. Rien de ce que nous avions construit dans nos rêves n’a égalé cet instant unique où le bonheur a épousé la douleur, où ta peau a touché la nôtre.

En une seconde, tu as tout fait basculer.

 

Rencontre

« Même la nuit je te revois dans ton jour ma luciole. Et rien ne peut rivaliser avec toi, rien n’est si tendre. Aucune chose Enfant aucun parfum n’y peut prétendre » Louis Aragon

 

Il y a une seconde, je ne te voyais que dans mes rêves. Maintenant tu es là, petit être offert au creux de mon bras. Vais-je te reconnaître ?

De mon regard affamé, je dessine la ligne de tes paupières,  je me roule dans la rondeur de tes joues, je me noie dans les plis de ton cou.

A présent, je sais.

Je n’aurai jamais assez d’une vie pour m’emplir les yeux de toi.

 

Ta confiance

« Tu me berces dans tous mes abandons et je ne cesse plus de t’apprendre pour ne plus t’oublier » Jacques Salomé

 

Tu reposes dans nos bras, sans retenue, la tête lourde.

Plus jamais dans ta vie tu ne connaîtras cet abandon.

La confiance absolue que tu donnes à celui qui te porte rend ton petit corps léger et lourd à la fois.

 

Parents

« Oh l’amour d’une mère ! Amour que nul n’oublie ! Pain merveilleux qu’un dieu partage et multiplie » Victor Hugo

 

Nous étions des amants, tu fais de nous des parents.

Sans même le vouloir, nous allons nous creuser et ce vide en nous ne sera qu’amour pour toi.

Pour toi nos regards attentifs et nos soins inquiets. Pour toi les mots patience, force et consolation.

Nous inventerons des tendresses nouvelles, nous réveillerons d’anciennes chansons, nous rallumerons les rires et les jeux.

Pour toi, le meilleur de nous deux.

 

 

Accomplissement

« Tu seras un homme, mon fils » Rudyard Kipling

 

Nous avions rêvé d’un enfant, et tu es venu.

Ta présence si forte a chassé le flou pour laisser place à la netteté de ton visage, à la lumière de ton regard, à l’éclat de ton rire et au déchirement de tes pleurs.

Ta réalité nous a étonnés, bousculés, émerveillés, meurtris.

C’était toi, notre enfant !

Non pas l’enfant rêvé, mais un enfant à aimer, à comprendre, à connaître.

Bien mieux que le rêve, un homme, une femme qui s’éveille.

 

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commentaires

brigitte 23/07/2012 13:57

très émouvant. Trop vrai. Et jusqu'au bout, nos bébés resteront nos bébés, ceux qu'on a tenus si tendrement et qu'on voudrait encore tenir dans nos bras très souvent

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