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Le thé, santé!

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Dès son apparition en Asie, le thé fut considéré comme un aliment bienfaisant pour l'organisme. Les références les plus anciennes sur le thé dont dispose l'historien mettent en avant ses propriétés médicinales : le thé était utilisé à l'origine sous forme de pâte, en cataplasme pour combattre les rhumatismes. A leur manière, les légendes sur le thé, qu'elles soient chinoises, indiennes ou japonaises, illustrent toutes les propriétés stimulantes et tonifiantes du thé. L'Empereur Shen Nong, père de la médecine et de l'agriculture chinoises, affirmait dans son Traité des Plantes que « le thé soulage la fatigue, fortifie la volonté, délecte l'âme et ranime la vue. » Au XXe siècle, la science médicale nous permet de comprendre scientifiquement de nombreux bienfaits perçus empiriquement par les buveurs de thé depuis plus de deux mille ans.

Les Xantines

Il existe trois Xantines dans le thé : la caféine, la théophylline et la théobromine. Il s'agit de substances organiques que l'on retrouve dans tous les types de thés, quelle qu'en soit la couleur.

La caféine
C'est le Xantines principal du thé, il représente 2% à 3% de la feuille sèche. Il faut savoir que caféine et théine sont une seule et même molécule, celle-ci étant simplement présente en plus grande proportion dans le café.

La teneur en caféine d'un thé dépend à la fois de la feuille utilisée - le bourgeon et la première feuille en contiennent deux fois plus que le Souchong - et de la saison de la récolte, les variations climatiques affectant la maturité de la feuille.

Certains thés sont donc riches en caféine : thés primeurs, cueillettes abondantes en bourgeons ; d'autres en sont quasiment dépourvus : thés fumés, Wu Long.

La caféine est un puissant stimulant du système nerveux. Contrairement à celle du café, la caféine du thé se diffuse lentement dans l'organisme. Elle permet, à ce titre, de rester éveillé et concentré sans être excité. Elle fait du thé une boisson idéale de l'activité aussi bien intellectuelle que physique.

Si cette action stimulante peut provoquer chez les personnes sensibles une légère tendance à l'insomnie, il est, en revanche, très facile de « déthéiner » soi-même son thé sans en altérer la saveur : la caféine du thé étant un composant qui se libère dans les premières secondes de l'infusion, il suffit de rincer les feuilles avec une première eau frémissante que l'on jette au bout d'une dizaine de secondes.

La théophylline
Elle est présente en quantité beaucoup moins importante que la caféine. Son action est essentiellement vasodilatatrice, c'est-à-dire qu'elle dilate veines et artères coronaires, dont elle améliore le débit. Ceci explique en partie pourquoi le thé, qu'il soit brûlant ou glacé, est une boisson rafraîchissante : la vasodilatation est un des phénomènes qui contribuent à la thermorégulation de la température du corps. La théophylline est également un stimulant respiratoire, utilisé dans certains médicaments contre l'asthme. Mais le thé, en aucun cas, ne peut être considéré comme un remède à ce type de maladie.

La théobromine
En quantité moindre que les précédents, ce xanthique a une action puissamment diurétique. En activant la circulation rénale, il favorise l'élimination par les voies urinaires.

 

Les tanins ou polyphénols

Les tanins du thé sont des substances comparables aux tanins que l'on trouve dans le vin et dont les propriétés sont très proches. Certaines qualités du thé, comme sa couleur, son corps ou sa puissance, dépendent directement de ces dérivés polyphénoliques et des transformations qu'ils ont pu subir. On reconnaît aisément un thé riche en tanins à l'astringence de sa liqueur, qui devient parfois de l'amertume lorsque le thé est trop infusé : les tanins se libèrent lentement mais de façon croissante, ainsi une infusion trop longue augmente considérablement leur concentration et donne au thé son amertume.
L'astringence joue un rôle sur le resserrement du tissu cellulaire. En usage externe, le thé peut être utilisé dans un bain pour resserrer les pores de la peau, ou en dernière eau de rinçage sur les cheveux qu'il rendra lisses et brillants.

Les principaux dérivés polyphénoliques du thé sont les catéchols - dits aussi catéchines - et les flavonoïdes. Leur action sur l'organisme humain a été essentiellement mise en évidence à travers des recherches sur le thé vert. Ceci s'explique par le fait que la majorité des études scientifiques dans ce domaine ont été menées au Japon, pays qui produit exclusivement du thé vert. Cependant, depuis quelques années, ce type d'étude est étendu aux autres familles de thés : thés noirs, Wu Long, thés sombres. Si les tanins sont présents dans les différents types de thé, la fermentation, en revanche, les transforme et les effets des polyphénols des thés non verts ne sont pas encore bien connus par les chercheurs. Sont-ils les mêmes, ou sont-ils différents de ceux du thé vert ? Il faudra encore attendre quelques années pour le savoir.

La recherche scientifique a démontré une action des polyphénols du thé vert sur le mauvais cholestérol. Ainsi une consommation quotidienne de 5 tasses de thé par jour entraîne au bout de quelques mois une baisse du LDL-cholestérol, le mauvais, par opposition au HDL-cholestérol. D'autres études ont approfondi cet aspect en mettant en évidence l'action du thé vert dans la prévention des maladies cardio-vasculaires, notamment l'athérosclérose, maladie artérielle associant une sclérose des artères à la présence de plaques graisseuses.

Une action digestive des polyphénols a été démontrée : boire du thé vert limite l'absorption des graisses au cours de la digestion. Ainsi, une tasse de thé prise en fin de repas, environ 40 minutes après, facilitera la digestion en activant l'élimination des matières grasses.

De nombreuses hypothèses scientifiques relatives à l'action antioxydante des polyphénols sont également testées. Présents en quantités importantes dans les fruits, les légumes, le vin rouge et le thé vert, les polyphénols joueraient un rôle essentiel dans la lutte contre les radicaux libres, responsables du vieillissement cellulaire. Un des polyphénols du thé vert - l'épigallocatéchine gallate - fait l'objet de recherches scientifiques très approfondies pour lutter contre le développement des cellules tumorales. Ce polyphénol inhiberait l'activité d'une enzyme, l'urokinase, responsable de la multiplication anarchique des cellules tumorales.

A l'heure actuelle, ces recherches sont faites chez l'animal et les mêmes résultats restent à démontrer chez l'homme pour pouvoir établir un lien entre consommation de thé et prévention de certains cancers. Par ailleurs, ces recherches ne se font, en aucun cas, dans un cadre thérapeutique mais uniquement en terme de régime alimentaire préventif.

 

Les vitamines

Vitamine C
Le thé est une plante naturellement riche en vitamine C (environ 250 mg pour 100 g de feuilles fraîches). En revanche, celle-ci est entièrement détruite dès lors qu'elle est infusée dans une eau supérieure à 30°C. Le thé ne peut donc pas se prévaloir d'un apport en vitamine C. Par contre, les flavonoïdes, l'un des tanins, favorisent l'absorption de la vitamine C par notre organisme.

Vitamine P
Présente en quantité importante dans le thé, la vitamine P accroît la résistance capillaire et raccourcit la durée de saignement.


Vitamines du groupe B
Fortement solubles dans l'eau, on retrouve de nombreuses vitamines B dans la tasse. Elles contribuent à la bonne santé générale du corps humain, en favorisant le métabolisme, c'est-à-dire l'ensemble des réactions s'accomplissant dans les tissus organiques : dépenses énergétiques, nutrition, assimilation...

Les éléments minéraux

Le thé est riche en potassium et en fluor. En revanche, il est très peu chargé en sodium, ce qui en fait une boisson convenant parfaitement aux régimes sans sel.

On connaît l'importance du fluor dans la lutte contre la carie dentaire. Le thé en contient 0,3 mg par tasse. Sachant que, pour préserver l'émail de nos dents, il nous faut absorber par jour 1 mg de fluor, le thé, bu régulièrement, contribue efficacement à cet apport.

 

Le thé et le fer

On entend souvent dire que boire du thé ferait baisser le taux de fer présent dans le corps humain.

En effet, les tanins présents dans le thé, intéressants à plusieurs titres pour la santé, ont un défaut : ils empêchent le fer des aliments d'être absorbé complètement par l'organisme lors de la digestion. Une consommation très importante de thé quotidienne (plus de 1,5 litre par jour) pourra avoir des conséquences sur l'assimilation du fer par l'organisme. Cela ne pose pas de problème particulier si le buveur de thé ne souffre pas de carence en fer et que son alimentation est équilibrée. Dans le cas contraire, il est conseillé d'attendre 40 minutes après le repas pour boire du thé.

Le fer assimilable par le corps humain se trouve essentiellement dans les viandes, beaucoup moins dans les végétaux. Une personne végétarienne sera donc plus exposée à une carence en fer. Les femmes enceintes sont également concernées : pendant cette période, mieux vaut aussi limiter sa consommation de thé.

 

Source: www.palaisdesthes.com

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